Qu'on se le dise... en rose !

C'est n'importe quoi...

mardi, mai 6

Et de six!

Ça fait maintenant 6 mois que j'habite à Radisson. Ça change pas le monde, sauf que...

- L'actualité m'intéresse encore, mais je la trouve juste de plus en plus abrutissante.
- Je suis la "carrière" de Mario et Pauline et je constate que ça ne va pas bien pour eux.
- J'ai déjà écrit que Stephen Harper était potentiellement dangereux. Ce n'est pas normal de vouloir contrôler l'information comme il le fait... mais ça ne dérange personne, apparemment.
- Les inondations n'ont pas donné beaucoup de "viande" aux médias cette année, le hockey a remplacé.

- Le nivellement par le bas se poursuit chez Radio-Canada.
- Les nouvelles TVA avec Pierre Bruneau, c'est très pénible à regarder.
- Je ne lis plus Martineau. Y'a quand même des limites à vouloir observer des blogues insignifiants.
- Je lis encore Lagacé. Le type se prend de plus en plus au sérieux. De ce temps-là, sa "victime" préférée, c'est la Chine. C'est le principe de la brindille et de la poutre. Ça parait bien "dans les salons" de critiquer la Chine... pendant qu'on ne voit pas (ou ne veut pas voir?) qu'un régime totalitaire s'installe au Canada.

- La crise alimentaire, déjà commencée, me fait beaucoup réfléchir. Je travaille dans une épicerie, je vois les prix monter.
- Je pense aux familles à faible revenu, à la classe moyenne. Quelqu'un a déjà prévu que cette dernière disparaitrait, éventuellement.
- J'ai beaucoup de mépris pour les actionnaires inconscients, qui en veulent toujours plus.
- J'aimerais que tous ceux qui ont des actions dans les biocarburants soient mis en prison... pour cause de non-assistance à population en détresse.

- Ça chauffe de plus en plus sur la planète.
- L'Irak et l'Afghanistan sont devenus des faits divers.
- L'industrie de la guerre, les pétrolières et les spéculateurs se frottent les mains.
- Les médias et les politiciens sont complètement absents des vrais débats. Toutes les nouvelles importantes pour la société ne sont pas discutées... ou sont oubliées le lendemain.

Ça fait 6 mois que j'habite à Radisson. Je suis toujours très heureux de ma nouvelle vie. J'aime beaucoup l'impression d'être loin de toute cette folie. Je me dis que je suis parti à temps.

Mais je ne peux pas oublier... que je ne suis pas seul sur cette planète!
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11 commentaire(s):

  • At 6 mai 2008 à 12 h 53, Anonymous Henri said…

    Se débrancher des médias de masse est devenu un geste salutaire pour l'esprit. Je ne pensais jamais dire ça un jour.

    Je te souhaite d'être heureux longtemps à Radisson.

     
  • At 6 mai 2008 à 15 h 10, Blogger Zoreilles said…

    Ce recul par rapport à ta vie d'avant, je ne sais pas si c'est parce qu'on habite des régions voisines et éloignées de la plaque tournante des médias, mais tes préoccupations ressemblent aux miennes que c'en est frappant!

    Ces temps-ci, moi, c'est la crise alimentaire qui se dessine qui m'inquiète beaucoup. Et toi, tu travailles dans une épicerie, tu vois précisément ce que ça fait au quotidien, directement sur le prix du panier d'épicerie des gens... Tu me confirmes que je ne m'inquiète pas pour rien.

    Et nous, on n'est pas les pires au Québec. Il y aura des impacts beaucoup plus grands que ça ailleurs. Comment les pleins peuvent-ils faire semblant d'ignorer cela? Faut-il qu'ils soient complètement débranchés de la réalité, qu'ils n'aient aucune conscience?

    Heureusement que ta nouvelle vie te rend plus serein, t'aide à poser un regard toujours critique et incisif sur notre société.

    Un vrai beau billet, Guy Vandal, Radissonnien par choix et par conviction!

     
  • At 6 mai 2008 à 19 h 23, Blogger André Bérard said…

    Parfois, surtout ces derniers temps, il m'arrive d'avoir envie de tout lâcher. De cesser de fouiller dans ce puits sans fond de merdes, de conneries, de magouilles et d'indifférences qu'est la politique municipale.

    Je prendrais bien un «six mois ailleurs», loin de tout ça, car il existe aussi tellement plus. J'imagine très bien ce sentiment de confort qui vient avec la sécurité ressentie lorsque l'on s'éloigne de la frénésie. L'ostie de paix, mmmmm! C'est tentant. Manque-t-il de journalistes à Radisson? ;-)

    Je pourrais couvrir les retards de livraison de patates et les résultats du club de quilles local. :-)))

    Je suis sincèrement heureux que les choses se déroulent bien pour toi.

     
  • At 6 mai 2008 à 20 h 16, Anonymous Anonyme said…

    À André: ouin! Faut passer par Radisson pour se rendre compte qu'on est, un peu cons de rester et de continuer les chimères...

    Je suis tellement en tabar... ce soir, c'est fou. Déchaîné! ;-)

     
  • At 7 mai 2008 à 00 h 26, Blogger Guy Vandal said…

    Henri: C'est absolument vrai que se débrancher des médias de masse est une nécessité... si on ne veut pas de devenir abrutis.

    Zoreilles: Que de réflexions dans ton commentaire. Sérieux, vaut mieux le relire que d'en rajouter...

    André: Si je ne me trompe pas, t'es un peu dans la merde, dans tous les sens du terme... et je te comprends d'avoir besoin d'une pause.

    Esperanza: Fâches-toi pas comme ça, c'est pas bon pour ton coeur!

     
  • At 7 mai 2008 à 09 h 48, Blogger Frédéric Pauzé said…

    Salut Guy,

    Je vois que tu apprécies vraiment être en dehors de la civilisation et honnêtement je te lève mon chapeau.

    À l'aube de mes 21 ans, je trouve que la Ville a quelque chose d'attirant... qui peut-être s'estompera un jour ou l'autre.

    J'ai décidé d'accepter le poste à Alma... mais j'ai énormément de peine. De la peine de quitter une organisation en laquelle je crois. De la peine de quitter mon frère et ma soeur, que j'aime énormément (plus que ça, on dit ça comment ?).

    Je ne sais pas si je vais le bon choix, parce que je coche pour l'instabilité. L'instabilité qui, dans mon âme de célibataire, me fait peur, m'effraie. Je coche également pour un travail probablement moins exaltant que ce que je fais ici à Montréal.

    Si la vie est toujours parsemée de choix aussi déchirant... je souffre énormément et j'espère que je ne vivrai plus une telle situation.

    Je partirai à Alma probablement de reculons. J'y pars avec l'idée d'aller essayer. Mon frère me dit que je me serais adapté à Montréal... et c'est ce qui me fait peur. Je ne veux pas vivre de regret... et c'est ce qui fait que je n'ai pas fermé l'oeil depuis 3 jours, que l'anxiété m'envahit. Si Alma ne me convient pas, comme travail, je ferai p-e un retour ici.

    Fred

     
  • At 8 mai 2008 à 08 h 00, Anonymous Anonyme said…

    Et puis? Cette laveuse? Elle lave ou elle déborde?

     
  • At 8 mai 2008 à 10 h 26, Blogger Guy Vandal said…

    Esperanza: Elle ne déborde pas...

    Sauf que ne la connaissant pas, j'ai appuyé sur le mauvais bouton. Si je ne l'avais pas arrêté, elle se remplirait encore!

    À tous: Les commentaires de Fred et de Esperanza peuvent vous sembler incompréhensibles. Ne vous en faites pas, c'est juste qu'ils vous manquent des bouts... de conversations téléphoniques. ;o)

     
  • At 8 mai 2008 à 13 h 00, Anonymous Anonyme said…

    Une laveuse qui a un bouton qui lui permet de déborder, c'est plutôt innovateur... ;-)

     
  • At 8 mai 2008 à 18 h 47, Blogger Guy Vandal said…

    Esperanza: Dis, t'en parles à personne hein? Je suis tout seul à en posséder une comme ça...

     
  • At 8 mai 2008 à 21 h 02, Anonymous Anonyme said…

    Bouche cousue, certain... Sauf que si Patrick Lagacé m'appelle, je lui donne le scoop...

    Ou JE l'appelle? Hmmm bonne question! ;-)

     

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