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C'est n'importe quoi...

vendredi, avril 4

1948... 1984... 2008

Le roman a été écrit en 1948, le titre était 1984... et nous sommes en 2008.

La guerre c'est la paix
La liberté, c'est l'esclavage

L'information, c'est l'ignorance


Non mais, j'ai tellement aimé ce texte qu'il faut que j'en reparle...

Parfois, je trouve que cette morosité tend à apparaître graduellement dans notre propre réalité.(V.H.)

Je suis peut-être un théoricien du complot, mais plutôt que graduellement, je dirais... vitesse grand "V". De ce temps là, depuis longtemps en fait, ce qui me saute au visage, tout le temps, c'est, l'information... c'est l'ignorance. Un peuple pas informé, ne peut être qu'ignorant. La "tare" ne sévit pas qu'au Canada...

Se nourrir n'est plus un plaisir, c'est devenu une corvée, un acte risqué, comme si nous pouvions aller en prison ou en enfer parce qu'une seule fois dans la semaine, on aurait mangé une poutine au lieu de notre dose acceptable de fibres.

Ce qu'écrit là le vieux Henri, c'est un peu comme si c'était la suite du roman...

Lorsque j'observais la lutte au tabagisme, je disais aux gens autour de moi "Attendez, vous n'avez rien vu encore. Bientôt, on fera pire avec l'alimentation." Je crois humblement que je n'avais pas tort.

Non, il n'avait pas tort. Le bonheur, c'est que si cette folie finit par atteindre Radisson, j'irai plus loin. Les gens les plus malheureux que j'ai rencontré dans ma vie... fréquentaient un magasin "santé", à Place Laurier. La liberté, c'est l'esclavage... de consommer!

Toutefois, la vie sera tellement morose, en raison du manque de plaisir à faire les choses, que bon nombre d'entre eux éprouveront des problèmes de santé mentale (détresse, dépression, suicide). En forme mais décrissés de la vie !

Tellement morose la vie? En forme mais décrissés de la vie? On est pas loin!

Heureusement, on possède toujours le droit de dénoncer ces conneries, toujours le droit de réfléchir...

Dans mes cauchemars les plus fous, je me dis qu'on en a pas pour longtemps!

Je ne voudrais pas être pessimiste, mais...

En 2008...

La guerre permanente est installée
La liberté est une illusion
L'information rend vraiment ignorant

Ceci étant constaté, la vie n'est quand même pas que brune.

Je pense, en ce moment, à des "humains" que j'ai rencontré et qui ont ensoleillé mon moment présent. À des yeux tellement beaux, qu'ils m'avaient soutiré des larmes.

Et puis les fleurs, les lacs, les arbres, les nuages...

Et un carnet, pour le dire!
@

9 commentaire(s):

  • At 4 avril 2008 à 09 h 43, Anonymous Anonyme said…

    Excellent billet... Oui, de prendre le temps de regarder où nous en sommes met en perspective les "visions" de Orwell.

    Intéressant de voir aussi le nombre de choses qui ont été écrites dans des romans il y a de nombreuses années et qui se réalisent véritablement...

    Prends l'exemple des romans de Jules Vernes... Les sous-marins, les fusées, etc... Pourtant, il est né en 1828 et mort en 1905... pas beaucoup de sous-marins et de fusées à cette époque!

    Les romanciers et écrivains sont très souvent des visionnaires que nous devrions prendre davantage au sérieux. Il en est de même de nombre d'artistes...

     
  • At 4 avril 2008 à 10 h 07, Blogger Zoreilles said…

    Et que dire de nos amis(es) blogueurs(euses)? Il s'écrit des perles très souvent, ici et là, des fois, j'en reviens pas.

    Certains billets chez ceux et celles que je fréquente me sont restés gravés dans la tête et le coeur. C'est là, c'est offert généreusement, avec toute la bonté, la beauté et l'intelligence du monde dans ce qu'il a de meilleur.

    Chez notre ami commun, le Vieux Henri, fleurissent des bouquets qui ne faneront jamais. La même chose se produit chez vous. Je parle de vous tous, ceux qui bloguent, ceux qui commentent.

    Vous êtes la plus chaleureuse et la plus agréable manière de lutter contre la morosité. Toute une mission!

     
  • At 4 avril 2008 à 11 h 24, Anonymous Anonyme said…

    Les "anti-morosité"... Effectivement, toute une mission!

     
  • At 4 avril 2008 à 21 h 59, Anonymous Anonyme said…

    Bonsoir Guy,

    ben oui j'ai repris mon vieux pseudo, et remis mes anciens habits. 1984, impossible de ne pas commenter à propos de ce livre, et de son génial auteur George Orwell. Je l'ai lu à l'âge de seize ans la première fois, et depuis au moins à cinq reprises, toujours avec la même fascination horrifiée. Je crois vraiment que nous en sommes à l'époque de Big Brother, même si à Radisson l'envahisseur doit être plus discret.

    Et jeune Vieux Henri est sûrement un visionnaire aussi. Je l'imagine très bien écrivant des histoires de science-fiction...

    Vrai aussi que l'obsession de la santé vitaminée n'est pas une garantie de longévité. J'ai perdu, il y a quelques années, une amie ( cancer )qui n'avait que quarante-cing ans, malgré son mode de vie spartiane et des quantités industrielles de vitamines chaque jour. J'en étais découragée pour elle.

    Nous mourrons tous un jour, mais la date d'échéance n'est jamais fixée, une fois pour toutes...

     
  • At 5 avril 2008 à 09 h 00, Anonymous Anonyme said…

    Vraiment intéressant de vibrer à la diversité des idées exprimées ici...

     
  • At 5 avril 2008 à 09 h 02, Anonymous Henri said…

    Merci Guy ! Je ne pensais pas que ce texte avait été marquant (si j'ose dire).

    Pour le reste, une seule solution : vivre au présent, chaque jour, comme si c'était le dernier, goûter à chaque petit bonheur, comme sentir l'eau chaude coulant sur son corps lorsque l'on prend sa douche, comme savourer le goût du miel sur sa toast au déjeuner ou celui d'un café Tim Horton avec une crème, comme se satisfaire de la job de peinture que l'on a réussi dans sa salle de bain. Ça paraît fou comme ça, mais ce sont des petits moments importants. Et tout le reste est sans importance, Big Brother, la guerre, la désinformation...
    (wow ! j'en ai fumé du bon à matin !)

     
  • At 5 avril 2008 à 09 h 55, Anonymous Anonyme said…

    En effet Henri, il devait être bon! Cependant, je crois que j'ai fumé le même parce que je suis tout à fait d'accord avec toi mon cher...

    On ne goûte plus la vie parce qu'on est étouffés avec ce qu'on nous fout dans la gueule à grands coups de nouvelles. Aujourd'hui, je m'en vais souper chez des amis et c'est moi qui prépare la bouffe. On va bien prendre le temps de goûter, de boire du bon vin, de finir ça par un porto au son des guitares. Ça c'est la vie! Et pas de Big brother pour venir nous en empêcher!

     
  • At 5 avril 2008 à 11 h 49, Blogger Guy Vandal said…

    Esperanza: Ouais, nous en sommes là!

    Zoreilles: C'est vrai ça. Certains billets restent véritablement gravés dans la tête et dans le coeur. Comme celui-ci, de George-Henri Orwell...

    Lise: Oui, l'envahisseur est un peu plus discret à Radisson, mais LCN et RDI sont diponibles. Cette semaine, c'était le drame aux Iles-de-la-Madeleine... en attendant les inondations!!!

    Esperanza: Ouep. Vraiment intéressant.;)

    Henri: J'aime bien ta "seule" solution. Pour le moment, je n'en vois pas d'autres...

    Esperanza: Je suis convaincu que tu passeras une excellente soirée. Dans ce monde de plus en plus débile, avoir des amis, ça n'a pas de prix!!!

     
  • At 5 avril 2008 à 23 h 25, Blogger Guy Vandal said…

    Zoreilles: Vous êtes la plus chaleureuse et la plus agréable manière de lutter contre la morosité.

    J'espère que t'as pas oublié... de ne pas t'oublier, dans cette affirmation.;o)

    Esperanza: Les romanciers et écrivains sont très souvent des visionnaires que nous devrions prendre davantage au sérieux. Il en est de même de nombre d'artistes...

    Là on parle d'un autre monde. Un monde meilleur. J'ai eu la chance de rencontrer beaucoup d'artistes, j'inclus romanciers et écrivains, dans ma "carrière". C'est un cadeau de la vie, à chaque fois. En fait, c'est toujours fascinant de rencontrer la passion.

    Lise: Nous mourrons tous un jour, mais la date d'échéance n'est jamais fixée, une fois pour toutes...

    Une bonne raison de penser, que demain, c'est trop tard pour être heureux!

    Henri: Je ne pensais pas que ce texte avait été marquant

    Oui Henri. C'est pour ça que nous "frémissons" tous, chaque fois que tu songes à nous abandonner.:D

    Esperanza: On va bien prendre le temps de goûter, de boire du bon vin, de finir ça par un porto au son des guitares.

    Autrement dit, demain, c'est trop tard, il en restera pas?

    Guy Vandal: Dans ce monde de plus en plus débile, avoir des amis, ça n'a pas de prix!!!

    Big Brother a décelé là du radotage. Prière de ne pas insister...!

     

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